

L’irrigation est une des applications les plus anciennes et les plus courantes des barrages. Aujourd’hui encore, près de la moitié des ouvrages dans le monde sont construits dans ce but.
Historiquement, la première technique à se développer fut celle de la dérivation. Elle consiste à dévier une partie des cours d’eau jusqu’aux terrains où l’on souhaite cultiver des plantes.
La seconde technique, plus élaborée, est celle du stockage. Son avantage est de pouvoir se pratiquer de manière discontinue, en profitant des périodes de pluie pour reconstituer les réserves.
Les deux méthodes continuent de se pratiquer de nos jours. Car les barrages par stockage, bien que généralement plus performants, ne sont pas adaptés à tous les sites : ceux qui ont subi une forte érosion, souvent par déforestation, vont provoquer de forts dépôts, débouchant sur un phénomène d’envasement.
Des réalisations plus modestes peuvent aussi apporter leur contribution. Ainsi, des milliers de petits barrages (5 à 10 mètres de haut) permettent de créer des « lacs collinaires » afin d’irriguer les terres agricoles.
L’avenir de l’irrigation passe aussi par une meilleure gestion de l’eau et une connaissance plus fine de la consommation des plantes. Les performances pourraient encore être améliorées grâce à la mise au point de nouvelles techniques en collaboration avec des spécialistes d’autres disciplines : agronomes, etc.
Pour en savoir plus
- Irrigation_(version_longue) (format pdf – 60.9 ko – 02/01/2008)