



Les turbines sont l’organe qui justifient l’existence de nombreux barrages, notamment en France : ce sont elles qui permettent la production d’hydroélectricité en entraînant l’alternateur qui va transformer l’énergie hydraulique en énergie électrique. Leur puissance est extraordinaire, de l’ordre de 100 000 chevaux.
On distingue principalement trois grands types de turbines :
- Les turbines Pelton, destinées aux hautes chutes (plusieurs centaines de mètres de hauteur). Développées à la fin du XIXe siècle aux Etats-Unis, il s’agit d’un des plus beaux objets industriels qui soit au monde, souvent utilisé comme objet de décoration aux entrées des usines !
- Les turbines Francis, pour les chutes comprises entre quelques dizaines de mètres et cent à cent cinquante mètres.
- Les turbines Kaplan, ou turbines à hélices, employées à partir du début du XXe siècle pour les basses chutes. Ces turbines sont dotées de pales orientables en fonction de la vitesse et de la hauteur de la chute.
- Les turbines bulbes (basses chutes et usines marémotrices), dans le développement desquelles la France a joué un grand rôle. Variante des turbines Kaplan, elles permettent de réaliser d’importantes économies de génie civil, et se prêtent particulièrement bien à la miniaturisation.
À terme, les turbines micro-bulbes pourraient d’ailleurs servir à la mise en valeur des moulins français, qui trouveraient ainsi une seconde jeunesse.