
L’aménagement de Grand’Maison dit de « haute chute » est situé en amont de la vallée de la Romanche. Il fait remonter l’eau utilisée vers le réservoir supérieur à l’aide de 8 turbines-pompes et la stocke en vue des périodes de fortes consommations.
Aux confins de la Savoie et de l’Isère, dans les Alpes, sur le coude que fait l’Eau d’Olle, un des affluents de la Romanche, (dans une dépression entre les massifs de Belledone et des Grandes Rousses), les centrales hydroélectriques de Grand’Maison ont profité des chutes d’eau pour implanter l’aménagement hydroélectrique le plus puissant de France.
Avec ses 1820 MW de puissance installée (12 groupes de 150 MW), cet équipement représente 8 % du parc hydraulique français. La production annuelle est de 1 420 GWh (Gigawatt heure). La consommation totale annuelle d’énergie nécessaire au pompage qui s’élève à 1 720 GWh induit un bilan négatif de 300 GWh, soit un déficit énergétique de 30 %. Dans ce site de haute montagne, peu importe le débit. Ce qui compte c’est la hauteur de chute de l’eau, de 950 m.
L’aménagement de la centrale de Grand’Maison se caractérise par sa faculté de remonter de l’eau utilisée vers le réservoir supérieur à l’aide de 8 turbines pompes. Le barrage de Grand’Maison, situé à 1 700 m d’altitude, peut stocker 140 millions de m3 d’eau dont une centaine résulte de la fonte des neiges. Cette énergie potentielle alimentera les turbines aux moments des fortes consommations. Une retenue, en aval de l’usine, reçoit une partie de l’eau déjà turbinée. Le volume de ce réservoir inférieur du Verney, situé à 770 m, est de 15 millions de m3 d’eau, soit un dixième de celui de Grand’Maison. Etant donné le cycle de réutilisation de l’eau, le volume utilisable annuellement atteint cinq fois le volume de la retenue supérieure, soit 700 millions de m3 d’eau.