
Barrage de M’Bakaou sur le Dejrem, affluent de la Sanaga (1968-1969)
Maître d’ouvrage : Energie Electrique du Cameroun (ENELCAM), Maître d’œuvre : EDF
Ce barrage a permis la régulation du débit de la Sanaga par une réserve d’eau de 2,6 milliards de m³ qui alimentera 600 km en aval, de façon constante, l’usine hydro-électrique d’Edéa. Elle produira notamment l’énergie électrique nécessaire à l’usine de l’aluminium du Cameroun ALUCAM.
Les ouvrages de retenue comprennent un barrage principal constitué d’un ouvrage en béton dans le lit du fleuve, de 240 m de longueur et de 24 m de hauteur, comportant un évacuateur de crues, un ouvrage de restitution et des éléments de barrage-poids ainsi que deux digues latérales en matériaux latéritiques de 770 et 470 m de longueur. Deux digues annexes contribuent à former la retenue.
Principales quantités : 170 000 m³ de déblais, 650 000 m³ de remblais, 400 000 tonnes d’enrochements et granulats en granit extraites en contrebas du lit des chutes (dérivées) et transportées sur le barrage à 12 km par une piste construite spécialement, 60 000 m³ de béton.
Barrage de Mopfou (1969)
Barrage en terre, sur la rivière Mopfou, à 10 km de Yaoundé, pour la compte de la Société Nationale des Eaux du Cameroun.
Ce barrage est destiné à constituer une réserve d’eau de 5 millions de m³ permettant l’extension des moyens d’alimentation en eau de la ville de Yaoundé.
Longueur en crête : 225 m hauteur maximale : 17,50 m. Volume de remblai : 120 000 m³.
Déforestage complet avec dessouchage, de la cuvette de la retenue, représentant une surface de 105 ha.
Barrage de Bamendjin (1972-1973)
Edification sur la rivière Noun, d’une digue de retenue permettant de constituer une réserve d’eau de 2 milliards de m³, pour le compte de la Société Nationale d’Electricité du Cameroun.
Digue de 17,50 m de hauteur maximale et de 200 m de développement. Ouvrage de dérivation comprenant un chenal et un ouvrage de restitution équipé de deux pertuis. Pont de 20 m franchissant le chenal, à l’aval de l’ouvrage de restitution.
Principales quantités : 15 000 m² de déforestage, 100 000 m³ de terrassements, 45 000 m³ de déblais rocheux, 30 000 m³ de filtres et enrochements, 8 500 m³ de béton, 2 500 ml de forages.
Barrage de Song Loulou (1ère tranche : 1976-198 )
Barrage, évacuateur de crues, usine et canal de fuite.
Maître d’ouvrage : Société Nationale d’Electricité du Cameroun. Maître d’œuvre : SONEL.
220 000 m³ de béton, 900 000 m³ de déblai rocheux, 500 000 m³ de remblai des digues. Hauteur maximum de l’ouvrage : 35 m, longueur en crête : 1 200 m. Débit annuel : 2 100 m³/s. Capacité de retenue : 10 000 000 m³. Débit maximum de l’évacuateur de crue : 10 000 m³. Débit d’équipement de l’usine : 640 m³/s. 4 groupes hydroélectriques d’une puissance totale de 195 MW. Canal de fuite : 1 100 m de longueur.
Barrage de Song-Loulou (2e tranche :1984-1987)
Extension de l’usine hydroélectrique.
10 000 m³ de déblais en terrain meuble, 190 000 m³ de déblais en terrain rocheux, 13 000 m³ de remblais, 38 500 m³ de béton, 32 000 m² de coffrage, 1 600 tonnes d’acier, 26 000 kg d’ancrage dans le rocher, 32 tirants d’ancrage précontraints de 330 tonnes, 240 tonnes de charpente métallique.