

Le principe de la maçonnerie consistait à associer des moellons à du mortier, préfigurant les techniques employées pour le béton, où ce dernier est associé au ciment.
En matière de barrage, la maçonnerie sera employée en France jusqu’au début du XXe siècle. À cela, des motifs essentiellement économiques : en effet, la chaux est moins coûteuse et consomme moins d’énergie (on la chauffe à 1200°C contre 1600°C pour le ciment).
Des ouvrages tels que ceux du Furens ou de Rochebut ont ainsi été construits en maçonnerie.
Le ciment, quant à lui, a représenté un progrès fondamental depuis son invention par Louis Vicat en 1818. Son développement, avec celui du béton, se trouve à l’origine de l’essor des barrages-voûtes, dont les premiers (barrage Zola à Aix-en-Provence…) étaient encore en maçonnerie.
La mise au point de différentes formes de ciment a également provoqué des avancées considérables dans le domaine des injections. Des ciments de plus en plus fins ont pu dès lors être utilisés pour combler les fissures dans les rochers.
L’usage du béton a contribué de manière décisive aux records de hauteur battus par les barrages modernes.